Shimizu sortait d'une épicerie avec à la main un panier rempli de provisions en tout genre. Pour la plupart il s'agissait de plats préparés. Le vague souvenir d'avoir cuisiné avec une personne qu'elle aimait comme sa mère était toujours en elle, mais elle ne se sentait plus capable d'accomplir une telle tâche. Comme s'il lui manquait un élément important pour cuisiner, une présence.
Une présence l'observait justement... mais bien différente de celle à laquelle elle pensait. Elle s'arrêta, leva sa tête au regard caché par le bandeau protecteur de Kiri vers la direction de celui qui la regardait.
Kiri était un village...
Son nouveau village.
Kiri était une famille...
Sa nouvelle famille.
Une famille doit être protégée...
Elle protégerai donc Kiri.
C'est ce qu'on lui avait dit. C'est ce qu'elle avait compris. C'est ce qu'elle avait accepté de faire.
Une famille... doit être protégée...
Une famille.
Kankuyu...
Elle reprit sa route.
Placé sur le toit le ninja suivît du regard la jeune genin. Impressionnant, aveugle elle avait su sentir sa présence alors qu'il devait encore interpeler ses élèves pour que ceux-ci fassent attention à lui, du moins quand ils n'étaient pas concentrés. Mais elle, soit elle avait un don, soit elle avait développé une perception hors norme... Même pour un ninja.
Kankuyu était plus traditionnellement appelé "Kankuyu senpai", c'était un ninja émérite dont pouvait être fier le village caché de Kiri. Il connaissait l'histoire de son village sur le bout des doigts et avait sous sa tutelle une bande de trois genins. Il y a de ça deux semaines il avait été envoyé en mission de rang C. Une mission considérée facile même pour des genins, car ici, il s'agit de genins de Kiri. Une mission C... c'est la honte. Mais le sensei avait décidé que sa petite équipe en avait besoin... ils avaient tendance à oublier les bases, et entre autre : l'esprit d'équipe. Bien que cette notion est vouée à disparaître dans le village vu les nouvelles directives du Mizukage : créer des armes vivantes, créer la force de Kiri... pas l'esprit.
Cette mission consistait à stopper les vols dans une zone à proximité du village. Décidément, rien de bien difficile. Une mission C, quoi. C'est avec cet ordre en poche qu'ils étaient parti clopin-clopant, sûrs de revenir rapidement. Ils arrivèrent dans un village pauvre comme on en voyait rarement... qui s'amuserait à voler un endoit pareil ? Les toits baillaient à tous vents dans des courants d'air infernaux, les fenêtres étaient dénuées de vitre... voire elles étaient limitées à un simple trou dans le mur.
Des portes inexistantes, des marches bancales qui craquaient de manière inquiétante... des champignons, de la boue, de la maladie et beaucoup, beaucoup d'ordures et de cris.
"Sensei... si j'peux me permettre, cette mission est débile à souhait !
-Ta geule gamin, t'y connais rien ! Obéis aux ordres et pis point barre.
-Cessez ça vous deux ! Le sensei a ses raisons alors...
-Ta gueule Pina, j'ai mes raisons aussi !
...etc."
La discussion avait commencé depuis Kiri... et continuait bon train sur le même ton... Je suppose que maintenant vous comprenez maintenant ce qui laissait penser au sensei que sa petite équipe avait besoin d'améliorer sa solidarité ? Le sensei regardait le ciel l'air de rien... mais il n'en pensait pas moins. À la vue du village tous s'arrêtèrent, le professeur fit quelque pas de plus avant de se retourner pour les questionner du regard, interloqué. Avaient-ils été surpris par la misère de l'endroit ? Les trois jeunes genins étaient bouche bée... l'un d'eux, à la peau étrangement bleue et aux dents pointues (comme la majorité des hommes de Kiri) eut un ricannement prédateur, son regard noir lançait des éclairs.
"Quoi ? C'est là-dedans qu'on va devoir courser le voleur ? Sensei, vous êtes pas sérieux ! Autant rentrer direct : arrêter ou non un petit rôdeur ne changera rien à leur situation et ne nous aidera pas à devenir plus fort !
-Pour une fois... je suis d'accord !"
S'écrièrent les deux autres, une fille aux cheveux rouges et un gamin petit et nerveux. Oh ? Et bien, ils en faisaient des progrès voilà qu'ils éprouvaient les mêmes sentiments pour un sujet semblable. C'était un bon début, mais Kankuyu appréciait fort peu leur discours, et comptait bien leur rappeler qui décidait des directives...
"Vous permettre de devenir plus fort, hein ? Voyons voir qui de vous survivra dans une atmosphère aussi malsaine que celle-ci, et qui ne tombera pas malade. Ensuite, nous reparlerons de votre volonté à remplir une mission dans des conditions sanitaires douteuses, ainsi que votre force morale face aux habitants de la misère...
Après, je voudrais voir si vous êtes toujours capables de courser un voleur... et de ne pas rentrer couvert de honte autant que vous serez couverts de boue au village. Qui sait, peut-être n'arriverez-vous même pas à remplir une mission de rang C ?
Vous semblez oublier qu'on ne discute pas la mission. Surtout quand c'est moi qui l'ai choisie. Bien, commencez par recueillir des informations... et bonne chance."
Le sensei resta planté devant eux, bien droit comme à son habitude et les scruta avec des yeux que ces gamins n'avaient pas l'habitude de voir si obscurs...
Mieux valait obéir, hein ?
Ils se dispersèrent pour commencer leur mission et laisser derrière eux le sensei qui semblait être d'humeur massacrante. Chacun d'eux avait les phrases qu'il avait prononcé en tête. La maladie ? Bonne chance ? Couvert de honte ? Conditions sanitaires ? Mais... il les prenait pour quoi ? Un ninja ne s'arrêta pas à ça, il se fiche de ça...
Comme il devrait se foutre de savoir si la mission est de leur niveau ou pas ; un ninja doit obéir, quoi qu'il arrive ! La fille aux cheveux rouge se mordit la lèvre en comprenant cela, le petit nerveux serra les poings et le dernier fronça les sourcils...
Ils étaient décidés.
Kankuyu les vit de loin se diriger vers les premiers habitants qu'ils rencontraient. Oui, ils auraient besoin de chance, ou d'un tempérament de plomb pour survivre ici... Tout comme lui. Enfin, lui... c'était à un autre degré. Il venait à peine d'arriver que toutes les filles du village était au courant qu'un jeune homme (plutôt mignon en plus), ninja qui plus est, en pleine forme, pas du tout malade, peut-être avec de l'argent... très certainement celui qui sauverait leur village de la crise était arrivé "en ville".
Il était déjà fiché et toutes les jeune demoiselles se faisaient des films insensés... Bref, ce fut donc avec désespoir qu'il chercha un moyen de conclure rapidement cette satanée mission tout en faisait apprendre à ces gosses comment se tenir en groupe !
"Savez-vous quelque chose sur celui qui...
-Jeune homme rapproche toi, je n'entends que d'une oreille.
-Et comme ça, ça va... ?
-Oui, oui... qu'est-ce que tu veux mon petit ?"
Le vieille dame était un squelette ambulant, sa vieille peau pendait là où elle n'était pas sur les os, son vêtement était misréble si bien qu'il en devenait indécent et très peu ragoûtant sur son vieux corps. Aussi, se rapprocher, pour un genin orgueilleux de Kiri et qui avait connu des misères moindres c'était... difficile. À côté livrer un combat était du gateaux même s'il s'agissait de mettre à mort son adversaire.
"Euh.... le voleur... que... que savez-vous sur lui...?
-Oh ? j'en sais des choses, viens... approche, il ne faut pas que les autres entendent..."
S'exécutant, il fut horrifier de voir que quand il fut assez près la vielle carcasse sauta sur lui, agrippa ses vêtements, essaya de les lui arracher jusqu'à s'en faire saigner les ongles, tout en respirant à l'intérieur du cou du jeune homme... La dernière fois qu'elle avait vu de si beaux vêtements, c'était quand la troupe Volune était venue dans leur village, il y a de ça cinq ans. Le jeune homme nerveux réussit grâce à ses muscles noueux à se dégager, mais elle était si légère qu'il ne faisait aucun doute qu'il avait dû lui donner quelques mauvais coups... Par terre elle se tourna dans sa direction, sa bouche édentée grande ouverte, les yeux veinés de rouge jetaients des flammes, transformant son souffle en un râle insupportable, elle crachait à la manière d'un serpent et gesticulait en balançant dans sa direction ses bras dans quelques imprécations inconnues. Des habitants arrivèrent, commençèrent à encercler le novice en l'insultant dans une langue qui ne semblait plus être la sienne. Ils semblaient oublier d'articuler. Il tournait la tête dans toutes les directions, ne sachant comment se défendre, il voyait bien qu'un seul coup les casserait en deux, mais quel intérêt de briser ceux qu'il devait protéger ?
"Yuraki !"
C'était le sensei, il était assi en tailleur sur l'un des toits branlants et le regardait fixement. Apparemment il ne lui viendrait pas en aide. Il devait s'en sortir tout seul. Le genin grinça des dents ; s'il croyait qu'il allait lui donner le plaisir de lui faire la leçon, il se mettait le doigt dans l'oeil jusqu'au coude ! Le jeune ninja attendit... Une insulte, un pas en avant sur sa droite, une jeune femme qui avança sa tête sur la gauche... un bruit derrière lui...
Il sauta au moment où on se jetait sur lui pour arriver sur l'un des toits. Juste avant de toucher la surface de celui-ci, il sentit quelque chose le percuter. Il en eut le souffe coupé, et se retrouva plus loin, sur la branche d'un arbre qui dépérissait.
C'était son sensei qui avait interrompu son saut.
"Ce toit n'était pas assez solide pour supporter ton poids, j'aimerais assez te ramener vivant."
Le genin voulu serrer les dents, mais ... impossible, il se savait en faute.
"Viens, les autres ont aussi échoué pour cette première étape."
Ils arrivèrent dans une clairière entre un mur de pierre qui délimitait sans doute le village, et l'orée d'une forêt dense. Les villageois avaient manifestement déserté les maisons se trouvant à proximité. D'où le choix du sensei de s'installer ici. Yuraki, le nerveux, portait une cagoule noir qui ne laissait voir que ses yeux marrons et le signe de kiri qu'il avait placé sur son front par dessus le tissu. Les deux autres les attendaient, celui au teint bleu se prénommait Kisame, et la jeune aux cheveux rouge Pina. Tous avaient l'air déprimé et ne cherchait pas à cacher leur échec... ce qui signifiait qu'ils n'avaient rien à foutre de leur adversité, à l'heure actuelle, chacun ruminait sa jeune expérience acquise dans ce village de miséreux poussés à la folie.
Pina prit finalement la parole :
"Dites... sensei... vous croyez vraiment... qu'on peut faire quelque chose pour eux ? Voleur ou non, vous croyez que ça changera quelque chose ?"
C'était une phrase guère différente de celle que Kisame avait tenu plus tôt, mais les motivations n'étaient pas les mêmes, c'était certain, c'est pourquoi il répondit plus amicalement.
"Pense-tu que l'on doit laisser en liberté une personne qui s'amuse à rendre plus misérable des gens pareils ? Tu penses que ce serait juste ? Serais-tu capable de grandir sans te demander ce qu'est devenu ce village pour lequel tu n'as pas fait le moindre effort ?
-Pas fait le moindre effort ? Mais sensei...
-Oui, pas fait le moindre effort. La mission n'est pas terminée."
Cette dernière phrase sembla les anéantir tout a fait. Ils tombèrent dans une malancolie profonde où chacun murmurait de sombres pensées. Eh bien, ils en avaient fait du chemin en si peu de temps, finalement, il avait bien fait de choisir cette mission. Mais en réalité elle n'avait pas qu'un aspect pédagogique. Je vous l'avais déjà dit, il connaissait l'histoire de Kiri jusqu'au bout des doigts. Et quelque chose le troublait dans ce village, quelque chose en rapport avec l'élite des sept épéistes qu'allait mettre en place le mizukage.
"Il commence à faire nuit... vous monterez la garde à tour de rôle, compris ?
-Oui !
-Et vous sensei ?
-Je vais faire des rondes."
Sur ce chacun se plongea dans la préparation du camp et on se répartit les tours de garde tandis que le sensei s'en allait en direction de la forêt. Il ne l'avait pas explicitement dit, mais il n'en fallait pas plus ; personne n'avait le droit de le suivre... ou les conséquences en seraient terribles. Une fois, les trois genins n'avaient pas su lire entre les lignes et avait voulu le filer. Résultat ? Ils s'en souviendraient toute leur vie. Ils n'allumèrent pas de feu, s'enroulèrent dans leur couverture pour se protéger du froid mordant de ce pays de fou-furieux et mangèrent des gateaux de riz. Kisame fut le premier à monter la garde. Franchement, cette mission le faisait chier. Il est vrai que dés le début il s'était rendu compte que le sensei ne l'avait pas choisi par hasard, qu'elle n'était pas aussi simple qu'il n'y paraissait... mais cela ne changeait rien au fait que cette mission le faisait chier. D'un autre côté, quoi de plus normal ? Entre attraper un voleur et se battre, y'avait comme qui dirait une différence d'intérêt et de "resenti" très importante, non ?
Il soupira... il était déjà blasé. Le pire, c'est qu'ils n'avaient rien pour commencer leur mission ! En être là pour une mission de rang C ! Le sensei avait raison ; il y avait une possibilité pour qu'ils reviennent couverts de boue et de honte. Et vu l'esprit pédagogue du juunin, il était prêt à faire échouer la mission plutôt qu'à les aider si ça pouvait leur faire apprendre une leçon de morale.
Tout ou rien.
C'était le sensei quoi.
C'était peut-être le meilleur prof de Kiri... mais fallait en subir les conséquences, et non des moindres ! Kisame avait d'ailleurs beau faire des efforts incommensurables, il avait l'impression qu'il ne serait jamais parfait aux yeux du sensei. Ce n'était pas une question de manque d'encouragements... Kankuyu les encourageait, mais ils revenaient toujours d'un entrainement en ayant la certitude d'être très loin de devenir ninja, de n'avoir pas été à la hauteur... alors qu'ils avait tout donné. Ceci étant, et bien qu'ils ne s'en rendaient pas compte, ils faisaient des progrès faramineux en un temps records !
Le juunin en question progressait à travers le végétation humide. Ce ne devait plus être très loin...
Une clairière... La clairière, enfin. Il resta un moment à contempler l'étendue herbeuse où on voyait encore les traces d'un jardin soigné et où se mêlait des plantes incongrues, des arbres puissants et défiant le ciel étoilé. Ils avaient survécu... les protégés végétaux de Syldiv. Il se dirigea finalement jusqu'au centre de la clairière qui s'élevait au fur et à mesure... là, se trouvait la carcasse d'une maison en bois calciné. Etonnant que ça tienne encore debout... sans doute les techniques de protection permettait que même après 5 ans à l'abandon l'habitation puisse encore tenir sur sa base. On pouvait encore deviner l'utilité de certains meubles... L'un d'eux intriga le ninja qui s'avança dans sa direction. Une armoire... banale ? Elle n'avait quasiment pas brûlé. Il ouvrit les pans du meuble. Il y trouva... un trou dans le pan du fond... qui traversait même le mur de la maison ! Qu'est-ce qu'ils avaient cherché à faire passer par un trou aussi minuscule ? Il reporta son attention à l'intérieur de l'armoire... il y avait au fond des chiffons... ceux-ci avait gardé la forme d'une personne qui s'était tenu là en position assise... et qui avait dû mourir d'asphixie peu de temps après avoir fait passer on ne sait quel objet par l'infractuosité.
Mais pas de corps.
Quelqu'un avait dû passer avant lui pour le récupérer...
Il savait que les chasseurs de déserteurs étaient venus pour ramener les corps supposés de Nemsa et Syldiv, mais ils n'avaient rien trouvé, si bien que faute d'avoir des preuve sur leur mort, ils étaient réellement considérés comme des déserteurs. Kankuyu ne savait pas trop quoi penser... vivant et déserteur ? Ou morts et enterrés... voire oscultés ? Nemsa était le forgeron chargé de fournir les sept épées pour la prochaine élite de Kiri. Il n'en avait donné que six. Le mizukage le pensait déserteur cherchant à le faire marchander sur la septième une fois qu'il se serait installé hors de sa portée. Bien que c'était une hypothèse intéressante, Kankuyu connaissait personnellement Nemsa... ce n'était pas son genre. D'ailleurs... Nemsa était-il capable de périr dans les flammes ? Et Syldiv ? Elle qui maniait le suiton ! Il n'y comprenait rien.
Quoi qu'il ait bien pu se passer... c'était un vrai casse-tête où devait se meler des circonstances invraisemblables.
Il continua finalement son excursion. Il ne se faisait pas de soucis pour ses genins, un clone les surveillait, prêt à intervenir et à le tenir informé de leurs éventuels mouvements. Il arriva à un couloir...
... Connaissant Nemsa...
Il s'arrêta à un endroit précis comme guidé par quelques instincts affectifs. Il tendit l'une de ses mains vers la parois située sur sa droite et... fit une poussée brusque. Un pan complet du mur se détacha et tomba presque au ralenti, entrainant avec lui une nuage de poussière qui sentait la cendre. À travers ce brouillard irritant le juunin cru discerner un four. La forge de Nemsa ! Pour sûr c'était ici qu'il pourrait trouver des réponses. Même s'il se demandait comment les unités spéciales avaient fait pour ne pas trouver cet endroit. Hmmm... Nemsa avait dû prévoir quelques protections de son jus*, c'était bien son genre.
(*pas de p, pas de p !!!)
Il s'avança dans la salle à haut plafond, ses pieds ne soulevèrent aucune poussière bien que celle-ci était omniprésente. Le feu n'était pas venu ici... normal. Les murs... c'était du métal spécial Nemsa, une matière que produisait son chakra en petite quantité habituellement... il n'osait pas imaginer le temps que cela avait dû lui prendre pour créer une telle forteresse. Pourquoi dans cas ne s'étaient-ils pas réfugiés ici durant l'incendi ? Une question de plus à rajouter à son éventail déjà bien fourni, mais aucune réponse...
...
Là, à droite, qu'est-ce c'était ? Des sortes d'étagères aux formes incongrues... Pas le moindre doute, c'était là qu'il avait dû entreposer les épées. Décidément Nemsa avait toujours eu un goût artistique très contestable. Six... six étagères, pas sept. Qu'est-ce que cela voulait dire encore ? Avait-il toujours eu l'intention de fournir que six épées ? Pourquoi ? À moins qu'il n'ait pas eu le temps d'en forger une autre... mais dans ce cas pourquoi avoir amené les six autres à Kiri avant l'échéance ?
... Ce Nemsa était incompréhensible. Et pourtant Kankuyu s'était toujours flatté de croire qu'il était celui qui le comprenait le mieux.
Nemsa...
C'était un ninja rôdé pour faire disparaître les traces, s'il avait eu le temps il aurait fait disparaître ces étagères compromettantes de par leur nombre. Mais il ne l'avait pas fait. Qu'en conclure ?
Soudain son clone lui parla dans l'oreillette.
Qu'est-ce que ces gosses avaient encore fait ?!